quelque chose a changé

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Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre.
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l’âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l’humeur est vagabonde;
C’est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu’ils viennent du bout du monde,
–Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
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photo : Carroufra, dimanche 7 février 2010
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Ah la beauté d’un fil électrique apportant luxe, calme et clarté… même quand le soleil est couché…
J’ les aime bien les câbles dans un paysage, ils lui ajoutent du graphisme, du “sens” et une manière de le faire parler.
La trace humaine me plaît toujours.
Pas comme à Artus Bertrand.
Du land art sauvage.
ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Que rêver d’autre!
On se demande souvent si ces poteaux soutiennent les fils ou si au contraire, les fils suspendent des tiges de bois.
T’as vu, j’ai retrouvé le chemin de ta maison, il suffisait de peu.
tout fini par rentrer dans l’ordre Zoë; je suis heureuse de savoir que tu passes, merci. : )
les fils électriques, quoi de plus archaïque.; je ne les aiment que lorsque les oiseaux s’en servent pour contempler alentour et que le soleil dessus en balafre mes photos. En fonction de l’endroit seulement ; parfois, j’efface !
La diagonale du fil dans la photo soutient le regard, les fumées l’aèrent tranquillement.
Je repense à la rue Cigalon d’Uzès (Gard), où l’on a enterré il y a environ un ou deux ans les fils téléphoniques qui auparavant la zébraient de leur fouillis dadaïste : quel dommage !
Le ciel bleu en était tout dénudé.
Ici (je n’efface jamais rien sur mes photos et d’ailleurs je ne sais pas le faire), le paysage est d’origine, non trafiqué, et tu as su en saisir la beauté tranquille.
J’aime beaucoup. Le pays, le ciel, le fil qui coupe et souligne. La précarité de ce fil, précisément.
je suis allé de page en page et j’ai lu les mots et regardé les images….
quel calme, quel calme et quelle sérénité….